Comprendre le phénomène du stress

Le principe des deux évaluations

L’événement déclencheur regroupant les contraintes externes est appelé : »le stressant ».
Notre organisme va alors réaliser une double évaluation du stressant:

  • 1) La situation est-elle menaçante
    • Si non pas de stress
    • Si oui, 2) Ai-je les capacités utiles (possibilités d’adaptation) pour y faire face?
      • Si non, alors il y a situation de stress
      • Si oui, le stressant est simplement une stimulation – on parle alors de stress optimal

Ainsi par stress, nous entendons le déséquilibre entre notre perception du stressant et notre capacité d’adaptation à celui-ci. Donc le même stressant ne va pas affecter deux personnes de la même manière.

Valérie et Marc doivent tous les deux présenter un projet en comité de direction pour demain. La situation est perçue menaçante par les deux. Alors que Valérie a déjà fait ce genre de présentation, qu’elle connait son sujet et son audience, elle vit la journée préparatoire comme stimulante et peaufine son discours. Quant à Marc, nouveau dans l’organisation, il est expérimenté mais ce projet est tout nouveau et il ne connait pas les membres du comité. Il vit cette journée avec la boule au ventre et se demande s’il va être prêt pour demain.

Les options d’adaptation liées à nos origines

Nos possibilités d’adaptation ont été programmées dans nos cerveaux dès la nuit des temps avec deux alternatives: se battre ou fuir (« fight or flight »). En effet à la vue d’un mammouth, l’Homme devait avoir cette poussée d’adrénaline, ce rythme cardiaque accéléré,… – nous reviendrons sur les symptômes du stress – pour finalement prendre la décision nécessaire à sa survie. Puis l’action faite (se battre ou fuir), le stress généré redescendais.

De nos jours, et notamment dans le monde de l’entreprise, les deux options ne sont pas toujours possibles. Aussi une troisième est venue: ne rien faire. Mais avec elle la conséquence que le niveau de stress généré par le stressant ne va pas toujours redescendre. Et c’est l’accumulation de stress qui devient alors problématique.

Paul travaille sur une chaine de production, avec un bruit permanent qui résonne dans sa tête. Il sait que ces collègues portent tous les bouchons acoustiques pour atténuer le bruit. Mais Paul ne supporte pas l’isolement que cela créé, donc il n’en porte pas. Avec les jours qui passent, ce bruit permanent est devenu un mode de travail accepté par Paul. Mais sans le savoir c’est aussi un stress qui s’est installé et qui augmente de jours en jours.

Dans notre prochain volet, nous listerons les possibles stressants.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *